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Ancien lutteur en
démonstration
Témoignage paru dans le 1er numéro du
magazine Vince du 1er Trimestre 1996
" Je suis originaire de Mazzola, et j'ai toujours connu la lutte E Vince. Pratiquement toute la Corse jouait à ce jeu et à mon époque la lutte était chose courante. Je me souviens d'avoir commencé à lutter à l'âge de 17 ans. C'est mon père qui m'en avait appris la technique, technique qu'il tenait lui même de son propre père... L'on combattait deux ou trois fois par semaine, surtout après le travail, mais on organisait aussi des tournois entre villages (Pianellu, Bustanicu.. ), enfin, toute la piève du Boziu ! C'étaient surtout les bergers qui pratiquaient, comme dans la famille MANENTI, où les hommes étaient vraiment très forts ! IL faut dire que de mon temps, il y avait au moins une cinquantaine de jeunes.... aujourd'hui plus personne ne joue à la lutte, les villages sont vides, et puis plus personne ne s'y intéresse ! J'ai combattu avec CIATTONI Ghjacintu, de Mazzola comme moi, et nous avons même combattu dans l'armée. Le plus souvent les parties de lutte se déroulaient sur le plateau de St Pancrace, et très souvent dans une aghja.... ma tête en sait quelque chose, pour en avoir heurté les pierres plus d'une fois lors des multiples chutes !... Notre règlement était des plus simples. Celui qui tombait perdait la manche. IL y avait cinq manches, que l'on appelait e passe, et on les faisait toutes, sauf s'il y avait abandon. Les coups et la saisie de la tête étaient interdits, mais il est vrai que parfois il y avait des dérapages, avec quelques règlements de compte... mais cela ne faisait plus partie du jeu, et on demandait aux antagonistes de reprendre la partie ou de régler leur différent en dehors de l'aghja. La technique utilisée était très simple. Après la saisie au corps, on visait naturellement la chute de l'adversaire. Pour ce faire on utilisait l'anchetta, et surtout u nodu, qui présentait l'avantage de casser l'adversaire et de le soumettre. Les combats étaient très rudes, avec des manches souvent longues si les adversaires étaient de force égale ! Dans ce cas la forme et la résistance physique étaient des facteurs déterminants pour assurer la victoire ". Ce témoignage vous inspire un
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